• Comment parler des attentats du 13 novembre ?

     Comment parler des attentats du 13 novembre ?Allons enfants de notre pays
    Des jours de deuil sont arrivés
    Contre nous de la barbarie
    L’étendard sanglant est tombé (bis)

    Rassemblons-nous
    Ce sera notre arme
    Pour combattre ces monstres sans foi ni loi
    Qui viennent jusque dans nos bras
    Fusiller compagnons et compagnes

    Ensemble, citoyens
    Levons haut notre poing
    Marchons, marchons
    Main dans la main
    Vers un monde plus serein

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    Comment parler des attentats du 13 novembre ?Voici les recommandations du ministère

    Adapter le propos à l'âge des élèves

    Les enseignants auront, par la mise à distance, un rôle protecteur et pourront, le cas échéant, revenir sur le déroulement des faits.

    L'âge des élèves, la nature et la forme de ce qu'ils expriment, le caractère et le moment de cette expression - plutôt individuelle, plutôt collective - peuvent guider les personnels sur les conduites à tenir, de même que l'organisation habituelle des moments de dialogue entre élèves et avec les adultes, dans l'école ou la classe.

    À l'école maternelle : Parfois, la référence à l'apaisement, au retour à la normale suffiront à rassurer les élèves. Des jeux de coopération, des activités en groupes restreints, peuvent être l'occasion d'expression des élèves que l'enseignant saura prendre en compte (reformulation). Par le dessin libre, les enfants pourront exprimer ce qu'ils ont perçu de l'actualité et leurs préoccupations. Le cas échéant ils pourront, avec l'adulte, commenter leur dessin.
    En cas d'émergences agressives et/ou émotionnelles, les enseignants aideront les élèves à poser ses mots sur ce qu'ils ont perçu, sur ce qu'ils tentent d'exprimer. L'enseignant s'adressera aux élèves en utilisant des formulations générales et simples, notamment en référence aux valeurs fondamentales (le bien/le mal, le juste/l'injuste, le respect de la personne...).

    À l'école élémentaire : Les élèves peuvent avoir intégré le concept de mort et associer aux actes leurs conséquences. L'irréparable étant commis, c'est autour de la réprobation générale, de la force de la Loi, de la protection du public, du rôle de protection qu'ont les adultes à l'égard des enfants que pourraient se développer les échanges avec eux.

    Au cycle 2, les explications données par l'enseignant seront un peu plus précises sur le déroulement de l'évènement, en s'attachant à ne pas laisser perdurer des représentations erronées. Attention toutefois à ne pas montrer des éléments bruts (et brutaux) relatifs au drame.

    Au cycle 3, l'enseignant pourra revenir sur le déroulement de l'évènement en le présentant de manière factuelle et en élucidant certains termes, afin d'en faciliter la compréhension par les élèves.
    Avec les élèves les plus âgés, les discussions pourront se développer autour des sujets relatifs à la devise républicaine, à la liberté d'expression, au refus des discriminations...

    De manière générale,

    • s'appuyer sur les interactions adultes-enfants mais aussi entre enfants pour aider à comprendre, partager, mettre à distance, se projeter et ne pas subir ;
    • rendre les élèves actifs (dessiner, écouter/lire une histoire, dialoguer, débattre, écrire...) pour libérer la parole, tout en acceptant l'attitude d'un élève qui ne souhaite pas s'impliquer.

    Dessins, textes peuvent permettre aux élèves de s'exprimer, leur donner l'occasion de contribuer au sens et à la reconstruction. Ces traces, qui doivent avoir un usage inscrit dans le temps permettent aussi, parce qu'on les commente, de montrer qu'il est autorisé de s'exprimer, y compris à propos de sujets aussi difficiles et perturbants, que les adultes peuvent accueillir cette expression.

    Maintenir la vigilance

    Les équipes resteront vigilantes relativement à la persistance de préoccupations chez certains élèves, manifestée par des comportements inhabituels (isolement, tristesse, agressivité...) et communiqueront vers les personnels spécialisés et les parents des élèves concernés.

    Aborder les principes fondateurs de la République à l'école primaire

    A l'école maternelle, c'est dans les comportements quotidiens que se développe la connaissance de soi et des autres.

    L'activité ludique met à jour les conceptions des jeunes enfants, leurs représentations sociales et culturelles sur lesquelles le maître prend appui pour verbaliser les émotions et les sentiments, dans le cadre sécurisant et structurant du « faire semblant ».

    Dans les histoires racontées ou lues, les jeunes enfants mobilisent leurs expériences personnelles, leurs visions du monde et leurs connaissances de la littérature pour comprendre le comportement des personnages.

    Tous les événements de la vie scolaire sont propices à des prises de conscience des différences et des ressemblances et au respect de l'intimité de chacun, de son intégrité physique et psychique, non seulement dans les actes mais aussi dans les paroles qui sont échangées entre adultes et enfants ou entre enfants.

    A l'école élémentaire, l'enseignement moral et civique, la littérature (albums, romans, BD, contes, poésie, théâtre), l'histoire, les arts visuels, la musique, sont autant de domaines d'enseignement qui permettent d'aborder les valeurs et les symboles de la République, le respect de l'intégrité de la personne humaine, l'importance de la règle et du droit, le refus des discriminations de toute nature et les enjeux de la solidarité nationale.

    Les œuvres de littérature pour la jeunesse, quelles soient classiques, patrimoniales ou contemporaines, sont des ressources précieuses pour aborder les principes et les valeurs de la vie en société.

    La définition des règles de vie de la classe, si elle ne saurait à elle seule résoudre les problèmes de relations entre enfants, permet d'aborder un certain nombre de normes et de valeurs : respect d'autrui, tolérance, acceptation de la règle...

    L'initiation au débat argumentatif permet d'aborder de grandes questions morales (le bien / le mal, le juste / l'injuste...) et de faire l'expérience d'une décentration de son propre jugement.

    L'étude des œuvres d'art offre de faire l'expérience d'une émotion esthétique tout en abordant de grandes problématiques humaines qui ont traversé l'histoire.

    Vendredi 27 novembre : une frise de drapeaux français dans notre cahier du jour (à colorier) :
    « drapeaux.docx »

     

    Dans les journaux, des aides.

    « astrapi_-_attentats-paris.pdf »

    « youpi_violence-des-mots-pour-comprendre-le-monde.pdf »

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Des-ressources-pour-parler-avec-les-enfants

     

    Que faire lundi matin? (conseils d'Agnès Florin, professeure de psychologie)

    Beaucoup d'enfants ont entendu parler des attentats. Ils ont vu à la télévision des scènes difficiles. Ils ont perçu l'inquiétude de leurs parents. D'autres ont été plus directement concernés  par leurs proches. Certains se sont même retrouvés en situation de témoins.

     

    Pour les enfants sans lien particulier avec les événements, il est important de leur donner la possibilité d'exprimer ce qu'ils appris ou vu à la télévision. Attention : il ne s'agit pas de  les forcer à s'exprimer mais de leur donner la possibilité de le faire s'ils en ressentent le besoin.

    Evitons de parler à leur place, de leur donner des explications ou des descriptions. Mais permettons leur de parler et échangeons  avec eux.

    Cet échange peut passer par la parole. Mais il peut aussi, pour les enfants moins enclins à verbaliser passer par d'autres moyens. Par exemple, par le dessin libre , ou par la manipulation de terre. Mais attention à ne pas forcer les enfants à s'exprimer s'ils n'en ressentent pas le besoin.

    Après cette expression, le rôle du maitre c'est aussi de rassurer. Il faut parler de solidarité, de faire attention à soi et aux autres.

    Au delà de ce que les enseignants feront et diront, il faut bien garder en tête que l'école en soi soigne. Il faut retourner à l'école et que la vie normale reprenne. Que l'école reprenne le cours normal de son fonctionnement est important pour la sécurité psychologique des enfants.

    Après la phase d'expression, l'école doit reprendre son rôle éducatif.  Par exemple, après le dessin libre, on pourra passer à un dessin avec des contraintes pour passer à un désir plus contrôlé de création.

     

    Les questions-réponses du journal Mon Petit Quotidien, extraits

    Pourquoi les terroristes s’en prennent-ils à nous ? L’ont-ils fait pour se venger ?
    La France, comme d’autres pays (ex. : les Etats-Unis), est en guerre contre les terroristes de l’Etat islamique (appelés djihadistes) qui ont pris le contrôle d’une partie de deux pays : la Syrie et l’Irak. Depuis 2014, des avions français ont lancé des bombes en Irak contre ces terroristes. Et depuis quelques semaines, ils en ont lancé contre eux en Syrie. Ils visaient des camps où s’entraînaient peut-être des Français pour commettre ensuite des attentats dans notre pays. Ces terroristes ont décidé de se venger en semant la terreur en France et en tuant des gens. Le groupe Etat islamique a d’ailleurs dit ce samedi que c’est lui qui avait organisé ces attentats. Notre pays avait déjà été attaqué en janvier par des terroristes.

    Pourquoi ont-ils choisi de tuer ces gens-là ?
    Les terroristes ont tué des gens qui étaient au restaurant, dans une salle de concert ou à un match de foot. Ils ont ainsi touché des endroits de fête et attaqué notre façon de vivre habituelle. Ils pensent que ces activités sont mauvaises par rapport à leurs croyances.

    Pourquoi la religion fait-elle faire des choses horribles aux terroristes ?
    Les terroristes sont prêts à tout pour faire régner la terreur et pour imposer dans la violence leurs idées. Ils disent qu’ils combattent pour défendre leur religion. Par exemple, ils veulent imposer à tout le monde les mêmes règles très strictes. Elles viennent de leur façon à eux de comprendre le Coran, le livre sacré des musulmans. Exemples de règles très strictes : interdiction d’écouter de la musique, obligation pour les femmes d’être couvertes d’un habit noir et d’être accompagnées d’un homme pour sortir, obligation de prier…

    Pourquoi les terroristes se sont-ils suicidés ?
    Ils sont prêts à tuer des gens et même à sacrifier leur vie, à mourir, pour imposer leurs idées. Ils disent qu’ils veulent mourir en « martyre ».
    C’était le cas à Paris, où il y a eu des attentats-kamikazes. C’est-à-dire que des terroristes portaient des ceintures explosives et se font fait sauter avec.
    Cela s’est déjà passé dans plusieurs pays. Mais vendredi, c’était la première fois que des attentats-kamikazes avaient lieu dans notre pays.

    Ceux qui ont fait ça sont-ils fous ?
    On peut dire qu’ils sont fous parce qu’ils s’attaquent à une valeur que partagent tous les hommes, celle de ne pas tuer des innocents.
    Mais les terroristes n’ont pas commis leurs attaques sur un coup de folie. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Leurs attaques barbares, très violentes, étaient prévues, organisées.
    Certains terroristes sont manipulés. Souvent, ce sont des personnes jeunes, ou fragiles dans leur tête… D’autres personnes profitent de leurs faiblesses pour leur mettre des idées dans la tête, pour les convaincre de commettre des attentats.

    Est-ce que ça va continuer ? Est-ce que c’est dangereux d’aller à l’école ?
    Tout est fait pour que de telles attaques n’aient plus lieu. Des policiers, des soldats et des espions essaient de surveiller les gens qui risquent de commettre des attentats. Mais c’est difficile. A Paris, des milliers de policiers et de soldats surveillent la ville et les lieux publics.
    Les terroristes cherchent souvent à attaquer les capitales, les grandes villes et les lieux où il y a beaucoup de monde. A la campagne, il y a moins de danger.
    Ce n’est pas forcément dangereux d’aller à l’école ou de prendre des transports en commun, par exemple, mais il faut être attentif. Des sorties scolaires vont sans doute être annulées et des barrières seront sûrement installées devant les écoles. Dans les transports, les bagages laissés seuls sont détruits.
    Oui, il y a des risques qu’il y ait d’autres attaques dans les prochains jours, dans les prochains mois. C’est ça qui est difficile dans cette sorte de guerre : on ne se bat pas contre une armée. Mais contre des tueurs qui préparent leurs attentats en cachette et attaquent d’un coup des gens innocents.

    J’ai peur. Est-ce normal ?
    Oui il est normal d’avoir peur face à la violence. Et c’est aussi normal d’être triste, c’est ce que l’on ressent quand des gens meurent. Tu as donc le droit de pleurer, d’être en colère, choqué ou angoissé. Nous, adultes, on ressent tout cela aussi. N’hésite pas à partager tes sentiments, à poser tes questions… Ne garde pas ça pour toi.
    Mais il faut essayer de dépasser sa peur. Les terroristes veulent justement effrayer les Français. Dans le mot terroriste, il y a "terreur", une très grande peur.
    En continuant à vivre normalement, on prouve que l’on est plus forts qu’eux, on ne leur donne pas raison. Il faut donc continuer à sortir, aller à l’école, faire des courses, pratiquer ses loisirs…
    Dans de tels moments, les gens essaient d’être solidaires, de s’entraider. Il faut faire confiance et montrer de l’amour aux autres.

    C’est quoi le deuil national ?
    Le deuil national a été décidé par le Président de la République. Pendant cette période, plusieurs évènements ont pour but de rendre hommage (de se rappeler et de montrer son respect) aux victimes. Tous les drapeaux français installés sur les bâtiments officiels (mairies, écoles…) sont mis en berne (attachés à leur mât).
    Pendant le deuil national, une minute de silence est organisée. Elle aura lieu lundi à midi. Tout le monde arrête de travailler pendant une minute et se tait.
    Il est très rare que le Président déclare un deuil national. Depuis 1958, c’est seulement la 6e fois que cela arrive.

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  • Commentaires

    1
    Cat
    Lundi 16 Novembre 2015 à 22:40

    Tout y est... cela nous aidera, sans nul doute, à réagir de manière sereine face à nos élèves... merci Véro!

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