• Des albums pour parler des différences (2)

    Des albums pour parler des différences (2)

    Une deuxième série d'album de jeunesse pour parler des différences.

    La grande dame et le petit garçon

    Geert De Kockere, Kaatje Vermeire

    Dans la ville habite une grande dame.
    « Elle mange sûrement les enfants, se disait le petit garçon ».
    Il l’observe, impressionné, son imagination galopante. Sa taille fait d’elle une ogresse. Sa grande ombrelle est une épuisette à enfants. Il est aussi apeuré que fasciné.
    Puis quelques mots, un silence, un présent. Un échange de missives. Ils s’apprivoisent. Il prend conscience de sa solitude et elle ne lui paraît plus si grande.
    Quand enfin la vraie rencontre a lieu, elle ouvre sur des moments de vie simple, authentique, ludique.

     

    Le bus de Rosa

    Fabrizio Silei, Maurizio A. C. Quarello

    Le grand-père de Ben lui raconte l’histoire de Rosa, cette modeste femme noire, à l’époque de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, dans les années 50, qui refusa de laisser sa place aux blancs dans un bus comme la loi le lui ordonnait.
    Rosa fut arrêtée et le lendemain, en soutien, commença le boycott de la compagnie de bus qui provoqua une série d’événements qui conduisirent au changement de la loi.
    Le grand-père de Ben était dans ce bus mais n’a pas eu le courage de Rosa, il montre aujourd’hui à son petit-fils cet exemple.

     

    Ubu

    Jérôme Ruillier

    Ubu la grosse boule noire, est devenu le roi, et comme c’est le plus fort, il a décidé de croquer tous les autres. Mais pas tous d’un coup, sinon...
    Tiens hop les rouges. Celui-là n’a rien dit, il n’était pas rouge. N’étant pas bleu, rien non plus pour les bleus, parbleu !
    Il n’avait pas les yeux ouverts pour les verts. Tiens où est-il ?
    Heureusement : PAF !! Plus d’Ubu, qui a éclaté. Mais tous ont déjà oublié... sauf lui.
    La masse face à la menace, avec sa petite mémoire, toute petite. Ils n’oublieront pas si on l’écrit.

     

    On n’aime pas les chats

    François David, Géraldine Alibeu

    Dans ce village, où on n’aime pas les chats, on le leur fait savoir et on les chasse, de plus en plus violemment. On leur rappelle ce qui est arrivé dans le passé aux chats qu’on n’aimait déjà pas.
    Si on les renvoie, c’est pour leur bien !
    Une fois ces derniers partis, il reste l’entre soi où « Tout le monde est identique.

    Enfin ! » Mais maintenant, c’est le cousin Igor qui dérange « on trouve de plus en plus qu’il a une tête de chat. »

    Cruelle mais expressive fable sur l’exclusion de l’Autre.

     

    L’envers des couleurs

    Didier Mounié, Rémi Saillard

    Jules est daltonien. Ça ne devrait déranger personne ; pourtant on le stigmatise souvent.
    Aussi, le jour où le mentor de kakis promet la vie en rose à ceux qui iront en Daltonie, Jules s’y laisse porter.
    Les phrases du menteur résonnent longtemps dans ce pays noir et blanc, où tout est tristesse. Ailleurs la guerre fait rage pour dérouler le kaki.
    Heureusement, un beau jour, le caca d’oie cède le pas à l’arc en ciel, et la vie revient.
    Mais tous, sauront-ils se souvenir ?
    L’envers de couleurs pour ne pas avaler les couleuvres.

     

    Quelle est ma couleur

    Antoine Guillopé, Géraldine Alibeu

    Un petit garçon qui réfléchit sur ce qu’il s’entend dire, au sujet de ses origines. Le voilà français, chez les Africains, mais africain, en France ; voire plus simplement arabe pour d’autres, juste arabe.
    Pourtant il sait bien qu’il est terrien pour les extraterrestres.
    Il ressent ce que chacun ressentirait : l’étrange sentiment d’être perçu comme un étranger dans le pays où on est né.

    Et si la solution c’était d’être de toutes les couleurs. Il n’y aurait plus rien à dire pour les détracteurs de la couleur, obligés d’être sages face au métissage...

     

    Petite Tache

    Lionel Le Néouanic

    En cherchant des amis, Petite Tache découvre des petites formes géométriques colorées qui se disputent. Quand elle tente de s’introduire, toutes s’allient pour la rejeter.
    Petite Tache s’apprête à renoncer. Son Papa lui révèle alors un secret qui est en elle.
    Petite Tache surmonte les menaces des petites formes et leur montre de quoi elle est capable : elle se transforme à volonté.
    Impressionnées, les petites formes se laissent instruire et apprennent elles aussi à se transformer.

    Une invitation à la métamorphose, au métissage de la rencontre.

     

    Jinju ma super copine

    Lim Yeong-hee, Amélie Graux

    Jinju invite Noémi chez elle. Elle lui montre ses jouets apportés de Corée d’où elle vient, chante et traduit sa chanson pour Noémi.
    Le soir, au dîner, avec les parents et la tante de Jinju, Noémi est étonnée et curieuse des plats qui sont servis, leurs couleurs, leurs noms, leurs saveurs.
    Noémi admire l’agilité de Jinju à manger avec ses baguettes. Noémi s’essaye à tout goûter, à prononcer leurs étranges noms avec la bienveillance rieuse de la famille de Jinju.

    A la rencontre d’une autre culture...

     

    Poisson et chat

    Joan Grant, Neil Curtis

    Chat et poisson se rencontrent alors qu’ils viennent de mondes très différents.
    Chacun en parle à l’autre. Ensemble, ils jouent, découvrent, se racontent des secrets de leur mode de vie.
    Mais sur le territoire de l’un, l’autre se sent bientôt en manque.
    Alors, ils s’essaient aussi au territoire de l’autre et s’apprennent mutuellement.

    Ils décident finalement de s’installer là où leurs mondes se rencontrent, entre terre et mer.

     

    La famille Totem

    Alain Serres, Laurent Corvaisier

    Une galerie de portraits peints sur des grandes planches brutes verticales qui représentent la famille Totem. Elle est composée de figures cosmopolites qui disent leur quotidien, leurs origines et leurs rêves, accompagnées d’une phrase en langue étrangère, la leur ou celle d’un ami ou d’un peuple admiré.
    Ils viennent de partout et vivent ici ou ailleurs, ils sont la diversité humaine incarnée, une communauté de vivants avec des histoires différentes qui bruissent dans « la grande forêt des couleurs tout autour de la terre. »

     

    Amos et le pays noir

    Anne Cortey, Janik Coat

    Amos, petit koala multicolore est bien triste. Il est le seul être coloré du monde où il vit.
    Les arbres, les champs, tout est noir. Surtout les autres, qui lui jettent des regards sombres, à lui qui ne leur ressemble pas, lui le coloré.
    Mais un jour, tout change grâce à Amos. La couleur sort de sa boîte et le monde est tout autre. Les êtres colorés osent enfin se montrer, communiant, échangeant, se mélangeant. Amos se sent en parfaite harmonie avec son environnement.

    Une ode au métissage qui redonne des couleurs.

     

    Miriam mafou métisse

    Marie Sellier, Diagne Chanel

    Née de l’amour d’un mafou noir et d’une mafou bleue, Miriam est différente : métisse.
    Les autres la croient d’ailleurs alors qu’elle est d’ici et lui renvoient sans cesse son étrangeté. Miriam a longtemps été la seule métisse chez les mafous.
    Puis un jour est arrivé Mona puis Marwin, différents et métissés, mais eux aussi bien d’ici !

     

     

     

    Les enfants de la lune et du soleil

    François David, Henri Galeron

    Une maman blanche et un papa noir, un papa blanc et une maman noire, et tous ces beaux enfants que l’on embrasse, qui nous enlacent...

    Et cet enfant si adoré ; papa doré, maman dorée, sous cette lune si pleine d’amour.

    Tous les beaux fruits de nos amours si belles et si douces, dans l’harmonie de ceux qui se sont choisis.

     

     

    Saltimbanques

    Marie Desplechin, Emmanuelle Houdart

    Personnages difformes à la vie hors norme, les saltimbanques sont les héros du jeune narrateur Adrien Soie, spectateur amoureux du cirque : Les sœurs siamoises bientôt séparées, l’homme-tronc fabulateur, la magnétique femme à barbe, le colosse au cœur de pivoine, la sirène punk..
    « Nous avions pour destin de stupéfier les gens du commun, de les émerveiller et de les faire trembler. Pas de leur ressembler. »

    Cette soudaine familiarité nous rappelle que sous l’apparente souffrance, la même quête universelle du bonheur reste à l’œuvre.

     

    Le pompier de Lilliputia

    Fred Bernard, François Roca

    Henri naît dans une riche famille de New York au XIXe siècle.
    Nain, il dérange son père politicien. Il adore aller sur Coney Island au parc d’attraction de Dreamland où a été construit un quartier entier pour les nains : Lilliputia. Mais son père devenu maire ne veut plus les y conduire. Henry s’y installera, seul.
    Il crée la première compagnie des mini-pompiers et change de nom pour ne pas gêner sa famille qui l’ignore désormais. Ce n’est que lorsqu’il deviendra un héros victorieux du grand incendie de New York que son père l’honorera.

     

    Willy

    Geert De Kockere, Carll Cneut

    Willy est un éléphant : deux grandes oreilles, quatre grosses jambes, une trompe trop grande et une queue minuscule.
    Ces attributs qui semblent des handicaps sont pourtant autant de qualités qui rendent service autour de lui. Alors toi qui as un seul de ces « défauts », pense à Willy

     

     

     

    Marlène Baleine

    Davide Cali, Sonja Bougaeva

    Marlène n’aime pas nager, car à la piscine toutes les filles l’appellent Marlène la baleine. Toujours la dernière, elle éclabousse ou coule.
    Le maître-nageur lui dévoile un secret : nous sommes ce que nous pensons être. Pour bien nager, il suffit de penser léger. Pour chaque action, Marlène pense à la meilleure façon de réussir.
    Et ça marche !

     

     

    L’hippopodame

    Aline Ahond

    « L’hippopodame est une diva des eaux. Elle se faufile, libre et légère, entre les algues folles (...) c’est qu’en dessous, elle peut cacher ses rondeurs, loin des regards du dessus. »

    Elle va pourtant s’essayer à la mode qui la fait rêver et découvrir ses contraintes, avant de s’en libérer pour retourner à son élément et y faire une rencontre « à sa mesure. »

    Une invention graphique toute en légèreté et transparence avec des tissus et papiers découpés sur table lumineuse au service d’une belle histoire sur l’apparence...

     

    De quelle couleur est le vent ?

    Anne Herbauts

    Un enfant aveugle questionne à ce sujet tous ceux qu’il rencontre, chien, loup, éléphant, montagne, ruisseau, arbre... chacun répondant différemment par une forme, une couleur, une odeur, une sensation, une matière, une idée, un jeu ? Chacun comme il le sent.

    Chaque page déploie sa palette d’entrées visuelles et tactiles dont la combinaison époustoufle. C’est une expérience sensorielle. Comment rendre visible l’invisible, répondre à une impossible question ? En convoquant les sens.

     

    Le livre noir des couleurs

    Menena Cottin, Rosana Faria

    Dans ce livre entièrement noir, Thomas, un jeune aveugle, décrit comment il perçoit les couleurs. Elles ont une consistance, une odeur, un goût, ou un son !

    Le texte est écrit en blanc et en braille. Les dessins qui illustrent les couleurs sont en relief, noir brillant sur noir mat. On ne les voit qu’à contre-jour ou du bout des doigts !

    Un livre interactif qui permet de découvrir une partie du vécu des aveugles.

     

     

    La balle au bond

    Brigitte Weninger, Eve Tharlet

    Sim, le souriceau et ses amis jouent à la balle quand Rico le pénible vient la leur chiper et s’enfuit. Ils cherchent le moyen de récupérer leur bien.
    Malgré les réticences de certains, Sim veut lui laisser une chance et l’invite à jouer avec eux. « Mais on doit tous faire un peu attention : Tonia ne voit pas bien, Greta est dure d’oreille, Henri a peur de tout et moi, j’ai du mal à courir. Ça te dit quand même ? »

    Une jolie histoire sur la différence et l’exclusion où le handicap éventuel est évoqué comme une simple particularité à prendre en compte.

     

    Linh

    Béa Deru-Renard, Martine Bourre

    Dans une ville entourée d’épaisses murailles, arrivent des saltimbanques. Linh l’acrobate fait son ahurissant numéro aérien devant la foule. Mais personne n’ose applaudir. La ville est sous le coup du chagrin du roi, « enfermé dans sa tristesse depuis la naissance de son enfant infirme », aveugle, sourd et muet.
    Linh offre alors au prince Chang la joie du corps en mouvement, accomplissant avec lui de multiples jeux et pirouettes.
    Le rire de son enfant sortira alors le roi de l’obscurité qu’il avait imposée à tous.

     

    La sorcière du bout de la rue

    Jarmilla Kurucova, Olivier Tallec

    Dans une maison à l’écart vit une étrange dame habillée en noir, entourée de chats noirs. Les enfants en ont peur et évitent de la croiser. De terribles histoires de sorcières circulent sur elle et ses comparses, leurs « gesticulations de magie noire ».

    Un jour d’été, un enfant se retrouve devant elle et se réfugie dans les bras de sa mère, qui lui présente Mademoiselle Esther. Elle est sourde et muette. Elle s’exprime avec les mains.

    C’était donc ça...

     

     

    D'autres albums de lecture pour parler des différences :

    Albums différences (1)

    Albums différences (3)

     

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